Deep Fear : le jeu de Sega Saturn

Ce jeu de type survival horor édité par Sega est sorti en 1998 au Japon. Il s’agit du dernier jeu qui est sorti sur Saturn en Europe. Le titre jouable en solo est distribué sur CD-ROM. A sa sortie, il est disponible en langue japonaise et anglaise.

Présentation du jeu Deep fear

Un sous-marin nucléaire Sea Fox a pour mission de retrouver un ovni qui est tombé dans l’océan Pacifique avant de faire son ravitaillement auprès d’une sous-station sous-marine. Mais quelque temps après, on n’a plus de nouvelles du sous-marin qui a heurté une partie de l’installation. Le commandant de la sous-station sous-marine envoie une équipe pour le secourir. Le héros, John Mayor figure parmi les membres de l’équipe. Mais un virus qui change les êtres humains en monstres se propage dans la base…

Test et critiques du jeu Deep fear

Le joueur incarne le héros dont la mission est de se rendre à bord du sous-marin et d’éclaircir la situation. Mais l’incident va devenir un événement d’une importance secondaire car un virus se répand dans la base. Une simple grippe va transformer les membres de l’équipage en monstres. Comment sauver un maximum de personnes de ce péril ? Comment fuir cet enfer ?

Deep Fear ne ressemble pas à un survival-horror classique où les munitions sont d’ordinaire mesurées. Ici, les munitions et soins abondent et on les retrouve en peu partout. Il faut seulement se rendre dans la pharmacie ou les armureries du jeu. La caractéristique qui différencie le titre d’un autre est la gestion de l’air. Parce que les générateurs de l’air ont subi des dommages. Cela entraîne une décroissance de la quantité d’air du sous-marin. L’amorçage de niveau de l’air par une pompe est alors indispensable. Les mouvements des personnages du jeu sont nombreux. Ils peuvent se déplacer dans le bâtiment subaquatique en s’équipant d’un masque à oxygène.

Pendant le parcours de l’espace sous-marin, il y a quelques détails qu’on peut relever. En premier lieu, les attaques contre les boss ne sont pas précises. Les réactions de ces derniers sont souvent imprévues et les bugs de collision ne sont pas rares. Mais ces bugs sont surtout agaçants lorsqu’au lieu d’être abattu, l’ennemi se coince contre un mur etc. En outre, les salles dans lesquelles on affronte les boss sont petites, ce qui rend le jeu encore plus frustrant. Le déplacement au ralenti du héros dans les pièces inondées est aussi désavantageux, car il arrive quelquefois qu’il soit attaqué avant d’avoir le temps de tirer son arme. Par ailleurs, la présence des monstres peut être détectée par leurs gémissements. Ils sont variés et chacun a son moyen d’attaque. On retrouve également les boss qui proviennent de la mutation de l’homme à l’animal. Enfin dans ce jeu, les énigmes ne sont pas beaucoup et sont assez simples à résoudre.

L’atout de ce jeu par rapport à Resident evil est la possibilité de reculer tout en tirant sur son arme mais ce soft détient un certain nombre de défauts de jeunesse dont une jouabilité et une durée de vie décevante parmi d’autres. Cependant, ce titre propose une bande originale efficace signée Kenji Kawai, une mise en scène assez aboutie, et un graphisme assez un bon. Donc, dans l’ensemble il offre un bon divertissement même s’il n’est pas à la hauteur de Resident evil.

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